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mercredi, juin 08, 2011

La ville

Ce  n’est que lundi que j’ai vu la ville.
Une ville du bout du monde encore, ville de poussière et de chaleur, un carrefour, une atmosphère de nulle part ailleurs, mi saloon, mi fond de cale. Un Diego du Sud où se sont égarés des Corto Maltese.



 Il y a beaucoup de pousse-pousses ici aussi. Plus larges, plus grands que ceux d’Antsirabe, tirés par de jeunes athlètes, les bouviers du sud qui depuis l’enfance parcourent des centaines de kms avec leurs troupeaux. Ils viennent à la ville pour gagner de l’argent et ils en gagnent car ils se font volontiers usuriers. L’intérêt est de 100% , il faut le savoir ! Ils ne mangent qu’une fois par jour pour économiser le plus possible et ne manquent pas de clients tant la pauvreté est grande de ce côté du globe .


 Et ce sud du Sud jamais à l'abri de trop de sécheresse qui peut entraîner la famine...

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