Vat Phou,c’est un temple khmer élevé sur le Mont- Pouh Kao près de Champasak , un temple ou tout du moins ce qu'il en reste, antérieur, semble –t-il à celui d’Angkor mais de même facture qui atteste de la présence ici au 6eme siècle d’une ville et de son temple. D'une civilisation. C’est un endroit considéré sacré au Laos et Champasak fut d’ailleurs au 18eme et au 19eme siècle au même titre que Vientiane et Luang Prabang, un royaume à part entière directement administré par le souverain jusqu’à ce que pendant la guerre d’Indochine la France en fasse une colonie. Mais même alors la famille royale en accord avec la nouvelle administration coloniale continua de régner sur la petite ville. Ce n’est qu’en 1975 que Jao Boon Oum le dernier roi de Champasak prit refuge en France au moment de la proclamation de l’Indépendance et la fondation de la République Démocratique du Peuple Lao ! Il y a environ 600000 personnes vivant à Champasak, principalement des agriculteurs ou des pêcheurs de 17 ethnies différentes. Mais si nous en revenons aux ruines, elles sont chargées de signification et vénérées chaque année par des milliers de personnes venues de toute la province et d’ailleurs pour ce festival qui a lieu chaque année à la pleine lune du Poisson en général en février .C’est le Boun Vat Phou : le festival de Vat Phou. Je m’attendais à ce qu’il soit plus sacré que profane , ce n’était pas le cas ? C’était un mélange de rituels bouddhistes (dans un site hindouiste !), de rituels animistes et de fête foraine gigantesque avec son lot d’attractions : combat de coqs, ballades à dos d’éléphants, boxe thaï, manèges. Une procession au flambeau était prévue, le 3eme soir, jour de pleine lune nous avait-on dit mais elle eut lieu en fait le second soir ce qui fit que nous l’avons manqué ! Le festival se termine le 3eme jour par l’offrande aux moines qui viennent humblement recueillir à l’aube ce que chacun a réussi à mettre de côté pendant toute l’année en vue de ce festival si important (argent, nourritures, outils, vêtements, objets d’artisanat, riz)
Je voudrais prendre le temps de voir, d'entendre et d'être pour faire la preuve que la foi attire toute sorte de miracles.
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mercredi, février 27, 2008
Vat Phou
Vat Phou,c’est un temple khmer élevé sur le Mont- Pouh Kao près de Champasak , un temple ou tout du moins ce qu'il en reste, antérieur, semble –t-il à celui d’Angkor mais de même facture qui atteste de la présence ici au 6eme siècle d’une ville et de son temple. D'une civilisation. C’est un endroit considéré sacré au Laos et Champasak fut d’ailleurs au 18eme et au 19eme siècle au même titre que Vientiane et Luang Prabang, un royaume à part entière directement administré par le souverain jusqu’à ce que pendant la guerre d’Indochine la France en fasse une colonie. Mais même alors la famille royale en accord avec la nouvelle administration coloniale continua de régner sur la petite ville. Ce n’est qu’en 1975 que Jao Boon Oum le dernier roi de Champasak prit refuge en France au moment de la proclamation de l’Indépendance et la fondation de la République Démocratique du Peuple Lao ! Il y a environ 600000 personnes vivant à Champasak, principalement des agriculteurs ou des pêcheurs de 17 ethnies différentes. Mais si nous en revenons aux ruines, elles sont chargées de signification et vénérées chaque année par des milliers de personnes venues de toute la province et d’ailleurs pour ce festival qui a lieu chaque année à la pleine lune du Poisson en général en février .C’est le Boun Vat Phou : le festival de Vat Phou. Je m’attendais à ce qu’il soit plus sacré que profane , ce n’était pas le cas ? C’était un mélange de rituels bouddhistes (dans un site hindouiste !), de rituels animistes et de fête foraine gigantesque avec son lot d’attractions : combat de coqs, ballades à dos d’éléphants, boxe thaï, manèges. Une procession au flambeau était prévue, le 3eme soir, jour de pleine lune nous avait-on dit mais elle eut lieu en fait le second soir ce qui fit que nous l’avons manqué ! Le festival se termine le 3eme jour par l’offrande aux moines qui viennent humblement recueillir à l’aube ce que chacun a réussi à mettre de côté pendant toute l’année en vue de ce festival si important (argent, nourritures, outils, vêtements, objets d’artisanat, riz)
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