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mercredi, février 23, 2011

Vers Simon's Town



Le Chapman's peak puis la route qui redescend vers Noordhoek avec sa superbe plage, immense, déserte, large,longue de plusieurs kilomètres, puis le village de Simon's Town, une ville de garnison maritime anglaise au début du 19eme avec un curieux mélange d'architectures hollandaise et anglaise, tout était tellement beau que ce n'était qu'exclamations de AH et de OH !!! Nous allions déjeuner dans cette petite ville au bord de la mer, de fish and chips ca va de soi dans un tel endroit non sans être allés voir les colonies de manchots.

Hout Bay


Nous avons pris un petit bateau à Hout Bay pour aller voir sur l'île de Duiker une colonie de phoques à fourrure qui vivent là malgré les caprices de la mer au milieu de centaines de cormorans. Les phoques (ou otaries ?) vivent entre 20 et 40 ans et peuvent peser jusqu'à 300 kilos. Ce ne sont que deux rochers qui sont d'ailleurs blancs d'excréments, mais on peut y voir entre 600 et 5000 spécimens selon la saison. Il y en avait bien 1000 hier, une sorte de masse de fourrure informe! Il y en avait évidemment beaucoup aussi dans l'eau à se nourrir de poissons, de poulpes, de crustacés. La période de gestation dure entre 8 et 12 mois. Les petits phoques commencent à nager vers 6 semaines... Voilà tout ce que j'ai appris en faisant ce petit tour sur "la Calypso" conçu pour transporter quand le temps le permet une centaine de personnes, dont, hier, 80 Japonais !!!

Un mini groupe pour un maxi tour



Un couple d'amoureux, Joséphine et Johann, qui se sont connus à l'école, des jeunes Suédois qui travaillent en Norvège pour s'offrir des voyages ; après New York, Capetown. Ils n'ont que 20 ans et après deux ans de vie active ont décidé ensemble de reprendre leurs études d'ingénieurs cet automne.
Une guide Lisa,la jeune quarantaine, archi sympa née ici de parents portugais qui aime ce pays en vrai si bien qu'elle vous entraîne à le découvrir à travers cette ferveur qui l'anime. Elle travaille pour African Trax Travel
+27 (0) 83 692 8873
info@africantrax.co.za
www.africantrax.co.za, que je vous recommande. Elle aime l'Europe aussi. J'étais d'humeur créative (encore un des bénéfices à ne pas laisser les pensées vous encombrer toute la tête) si bien que j'ai visualisé pour elle deux circuits qu'elle pourrait y organiser pour les Sud Africains. Je me suis engagée à lui soumettre un programme qu'elle pourra améliorer, elle s'est engagée à me verser sur ses premiers bénéfices, 3 fois la somme volée. Marché conclu !!!

Vers le Cap de Bonne Espérance


Quelle extraordinaire balade que celle qui mène de la ville du Cap jusqu'au Cap de Bonne Espérance. Des plages splendides, de grandes falaises de grès et de granit dans lesquelles a été creusée la route, des plages sympas, des baies superbes, d'adorables villages et en plus des animaux en prime : une pure merveille.

Une expérience




Pendant que je passais l'après midi à la prison, un voleur visitait ma chambre ! Il se trouve que j'avais de l'argent liquide comme on dit, celui qui vous file entre les doigts ! Et que j'en avais pas mal, réparti en trois endroits, dont deux, me semblaient, impensables. La troisième portion du pécule était dans une enveloppe, dans le dos d'un étui de carnet de chèques, dans une pochette de voyage qui contenait aussi carte bleue et passeport, dans un tiroir d'une table de nuit, dans ma chambre fermée à clé. La veille je m'étais fait la réflexion que je pourrais trouver une cachette plus élaborée mais comme j'allais de toute façon changer cet argent le lundi, je n'ai pas pris la peine de le mettre au fond d'un drap de soie roulé dans mon sac de couchage roulé lui-même dans une housse ! Bref quand je suis revenue et que, automatiquement presque, j'ai vérifié que tout était en ordre, l'enveloppe avait disparue. Tout ça n'est pas bien intéressant pour vous et ce n'est pas la première fois que ça m'arrive (encore que si pour un montant de cet ordre ! Je crois que l'Univers s'amuse à vérifier où j'en suis de mes anciennes peurs de manquer !!!) mais ce fut pour moi une véritable révélation parce que les habituelles petites voix qui se bousculent dans la tête n'ont pas eu une chance d'avoir droit au chapitre. Oh elles ont commencé leur sérénade : et t'aurais dû ... et t'aurais pu... et maintenant comment tu vas faire ? et d'ailleurs qui c'était ? Quelqu'un avait dû grimper sur le balcon ! entrer par la fenêtre, te surveiller de l'immeuble d'en face, ou alors le personnel, le double des clés... Et t'aurais dû... et t'aurais pu et il va falloir... mais au cours des années leurs accents négatifs, moralisateurs, empreints de jugements, de critiques, de conseils, ont perdu de leur force si bien qu'elles ne me parviennent plus que très très faiblement, juste assez pour que j'en souris car vraiment leurs supputations, leurs investigations et leurs revendications ne m'intéressent plus du tout, du tout. Je crois que ça a commencé à la mort de Michel, ce non souhait de penser, d'analyser, de juger qui que ce soit, y compris moi même. La route prédispose à ce genre d'attitude car allant de merveilles en merveilles on finit par voir qu'en fait il y a toujours ici et maintenant de quoi être heureux et on expérimente que la frustration n'a en réalité jamais lieu d'être. Donc les voix ne recevant plus d'accueil attentif se taisent de plus en plus souvent et dès que leur cinéma cesse, quoi qu'il arrive, on parvient à demeurer "intouché", zen comme on dit. Ça laisse beaucoup de place pour être qui l'on est en dehors des schémas, des scénarios, des histoires que l'on se raconte, du grand cirque qu'on met en place, car ce ne sont jamais les faits qui nous font souffrir mais bien les histoires qu'on en fait. Ne plus leur permettre de s'imposer libère du passé entre autres et permet d'accepter d'avance ce qui n'est pas connu.... J'avais été plutôt nantie au point de décider de me faire faire une couleur chez un bon coiffeur !!! Mais ça c'était avant midi. Ici et maintenant, ça n'avait plus d'existence en soi.  Que j'ai eu de l'argent ou pas  n'etait pas à l'ordre du jour.  Là, à l'instant, ici, maintenant, la réalité était : plus d'argent. En embrassant cette réalité de bon cœur je n'ai rien perdu. Je me suis au contraire sentie plus riche que jamais. J'étais parfaitement bien là, assise sur mon lit avec le porte chéquier vide (reconnaissante aussi il faut dire que ni le passeport, ni l'ordinateur, ni la carte de crédit, n'aient été emportés dans la foulée). Je préférais de beaucoup être la volée que le voleur. Archi zen! Pour moi ça a été comme un examen de passage. L'abolition de l'esclavage entretenu savamment par l'inconscience. Après ça, dans la bonne humeur, les choses se sont vite réorganisées : un lit dans un dortoir où je me marre au milieu de jeunes filles au lieu d'un lit dans une chambre privée (8 euros la nuit au lieu de 24). Nourrie de beauté que je suis ici,un dîner me suffit. Le garçon du café internet, pour me voir le soir, m'offre de venir me brancher en free wifi chez lui ; si quelque chose a changé pour le moment c'est en mieux ! C'est fou ce que la vie est simple dès que l'on dit "oui" à ce qui est, dès que l'on ne se bat contre rien ni personne, et surtout pas contre la réalité du moment quelles que soient les apparences que cette réalité présente. Ça nous remettra en mémoire l'histoire du paysan qui avait perdu son cheval: est ce un bien? est-ce un mal ? C'est un mal disait le voisin mais quand le cheval revint avec une jument et qu'ils eurent le poulain, le villageois se dit : c'était un bien ! Et quand le fils du même paysan se cassa la jambe. Est-ce un bien, est-ce un mal ? C'est forcément un mal pensait la mère du jeune homme mais quand il fut à cause de sa blessure exempté de partir à la guerre, c'était un bien lui dit le père! Etc. Etc. Nous ne savons pas. La réalité qui s'offre à nous sait. Elle sait que ces formes désastreuses qu'elle prend parfois, elle ne les prend pas pour nous faire souffrir, elle nous les offre pour que nous nous exercions à plus de conscience, à plus de présence à nous-mêmes... Ce qu'elle cherche à nous faire mettre à jour c'est l'esprit derrière la forme, la vie Une derrière les apparences multiples. Ça, en voyage, je l'ai très bien compris, aussi je vous invite à vous rendre, à embrasser sans regret et sans souci la seule vraie vie, pas celle d'hier, pas celle de demain, celle qui est là à chaque instant, neuve entre nos bras que l'on se sente fortuné ou pas, en bonne santé ou pas, aimé ou pas. Tout est bon à prendre. C'est aussi ce que se disait le pingouin en mâtant ma semelle qu'à ma grande surprise il attaqua avec ténacité ! Ici et maintenant : le pied!!!!

Elias


Heureusement grâce à Facebook je n'ai pas tout à fait perdu ce petit génie d'Elias Bossé !

mardi, février 22, 2011

Les lois de l'apartheid

Pour ceux qui ne les aurait pas en tête :
la loi prohibant les mariages interraciaux (Blancs et non Blancs)
la loi sur l'immoralité : qui criminalise les relations sexuelles entre Blancs et non Blancs (surveillance drastique)
la loi sur la classification raciale avec les aberrations qui vont avec : certaines familles voient certains de leurs membres classifiés noirs et d'autres métis, avec interdiction d'habiter les mêmes quartiers
la loi assignant à chaque groupe un territoire séparé qui s'étendra aux transports, aux parcs, aux hôtels etc. Obligation d'avoir un laisser passer (passeport intérieur)
la loi sur l'éducation des Africains (écoles spéciales, université de série B pour éviter toute compétition avec les Blancs)

Toutes ces lois ont été abolies au moins théoriquement le 30 juin 1991.
Il n'y a que 20 ans !!!

Mandela et son ïle


Mandela n'est pas comme l'oiseau prêt à retourner dans sa cage. Il est pourtant retourné 14 fois à Robben depuis sa libération définitive le 11 février 1990 (après 27 ans et 190 jours de détention). Mais quand il y va maintenant (la dernière fois c'était pour allumer la flamme olympique), il n'habite plus sa cellule et est logé dans la maison du gouverneur, devenue un B.and B. depuis que la prison n'est enfin plus qu'un musée. Les guides sont tous des gens qui ont été incarcérés là, des années eux aussi. Ils plaident pour la réconciliation, le pardon, suivant en cela leur leader, Mandela lui même proche de Martin Luther King, de Gandhi. Mais à quand la "réparation" ? me demandais-je surtout, la réhabilitation, la réinsertion dans la ville de tous ces noirs qui en ont été expulsés à cause des 3 lois abominables de l'apartheid que tous ces prisonniers ont combattues jusqu'à, pour la plupart, en perdre la vie.

La carrière

"La carrière de chaux était un gros trou taillé dans la colline... La lumière qui sortait de ces roches blanches était aveuglante. Le commandant nous promit que nous ne travaillerions là que 6 mois. Petite erreur de programmation : nous avons travaillé dans la carrière pendant les 13 années suivantes..."

"The lime quarry was a big hole cut into the hillside. The light that shone off the bright white rock was blinding .The commanding officer said we would be working there for6 monts .He was a bit off with his timing :we remained at the quarry for the next 13 years .

Robben Island





"C'était un jour gris et le vent froid de l'hiver nous glaçait les os à travers nos minces uniformes de prisonniers... Les gardiens nous ont accueillis avec des armes automatiques et nous ont conduits jusqu'à un bâtiment en pierres où on nous a dit de nous déshabiller et de revêtir l'uniforme kaki de la prison de Robben Island. Nous sommes restés là 4 jours avant d'être transférés dans une forteresse de pierres avec des cellules sur 3 côtés. Le 4ème côté était un haut mur avec dessus des gardiens et des chiens" It was a grey overcast day and the cold winter wind whipped through our thin prison uniformd as we stepped out of the plane We wre met by guards carrying automatic weapons .They drove us to a grey building where we were told to get undressed and put on the kaki uniform of Robben Island We stayed in tjhe old building for 4 days before being taken to a stone fortress . There were cells on three of the sides - the 4th side was a 20 foot wall with guards and dogs on top.
We were given 3 thin blankets and a straw mat to sleep on .It was so cold we slept with our clothes on.My cell was at the end of the corridor .It was tiny - I could walk for one side to the other in 3 steps When i lay down my head touched to one side , my feet the other .A white card was stuck on the outside of each cell with the name and number of each prisoner .Mine read : 3 N.Mandela 466/64" which means that I was the 466th prisoner to enter on the island in 1964.I was 46 years old and I was a political prisoner with a life sentence cramped into a small space that was to me my home for I knew not how long ..... ( in fact he would be 18 years !!!) "


"On nous a donne 3 fines couvertures et un tapis de raphia pour dormir dessus.Il faisait tellement froid que nous dormions tout habillés. Ma cellule se trouvait en bout de corridor. Je pouvais aller d'un mur à l'autre en 3 pas. Quand j'étais allongé ma tête touchait un côté du mur et mes pieds l'autre. Une carte blanche fut collée à l'extérieur de chaque cellule avec le nom et le numéro de chaque prisonnier. La mienne disait : "N.Mandela 66/64". Cela signifiait que j'étais le 446ème prisonnier à être arrivé sur l'île en 1964. J'avais 46 ans. J'étais un prisonnier politique condamné à vie, coincé dans un espace minuscule qui devait être ma maison pour je ne savais combien de temps". Ce sera 18 ans en fait et ensuite 4 ans ailleurs plus 2 ans encore ailleurs.

Le changement


«Nous ressemblons parfois à ces oiseaux qui, ayant longtemps vécu en cage, retournent à celle-ci alors même qu’ils ont la possibilité de s’envoler dans l’espace.
Nous sommes habitués depuis si longtemps à nos imperfections, que nous avons du mal à imaginer ce que serait la vie sans elles : le ciel du changement nous donne le vertige.»
Mathieu Ricard

Marine


Avant de me rendre volontairement en prison ...
D'abord un brunch du dimanche tardif avec une jolie Marine qui n'est pas ma fille mais celle d'une autre Anne. J'ai eu le plus grand plaisir à rencontrer cette jeune femme apparentée à l'une de mes amies parisiennes, à partager son expérience d'être ici depuis 4 mois avec un job super prenant et intéressant dans le monde de la publicité. Ravie d'avoir changé de ville, de continent, de vie.

samedi, février 19, 2011

News from France





Pendant que déjà et toujours les plus grands étudient, Lila, qui fête ses 9 mois demain, a fort à faire pour se mettre debout mais sa vie semble la réjouir non ?. Maria aura 4 ans en juin, Lois 12. Il n'est pas d'instants où je ne les porte en mon cœur. Une dame américaine noire de 82 ans me disait aujourd'hui, alors qu'elle voyageait avec sa petite fille d'une vingtaine d’années, : "Ma vie en tant que noire a été dure aussi aux USA mais celle-là est née et tout dans ma vie a changé". C'est sûr que quand on a le bonheur de voir grandir les enfants de ses enfants on peut relativiser bien des choses.

Quand même je me soucie

"Le monde est en crise, la nature agonise, les guerres anéantissent des peuples, les économies de marché détruisent les plus fragiles...
La cause première de toute cette souffrance est l`absence de fraternité".

extrait du Journal "Source"(Spiritualité et Transformation du monde)

PS: Selon la banque Mondiale, entre juin et décembre 2010, 44 millions de personnes supplémentaires sur la planète sont passées sous le seuil de l’extrême pauvreté...

Un, deux, trois, quatre









Le deuxième vignoble, qui a aussi des terres en France, se spécialisait en Gewurtz, Riesling, Champagne blanc et rose. Le troisième vignoble recevait dans des locaux absolument magnifiques, résolument modernes, construits ente 99 et 2000 et servait en dégustation un excellent Brandy de leur cru. Il y eut même des clients potentiels ou de fins connaisseurs qui débarquèrent en hélicoptère. Le 4eme avait ouvert un musée sur les mauvais souvenirs de l'apartheid et je dois dire que je ne fus pas fière d'avoir été sur cette planète pendant que tant de cruauté était perpétrée. Le problème est loin d’être entièrement résolu. Un vigneron riche a été tué par balle hier au soir encore dans la région et chacun de dire "Je ne dis pas que c'est le fait d'un noir mais...". Mais avec 60 pour cent de gens au chômage dans les towmships environnantes, l'alcool, le sida, la drogue, la peur et la colère qui accompagnent souvent le désœuvrement et la désespérance, pourquoi (sinon "comment") ne serait-ce pas un noir en effet ? Arrive un temps ou trop c'est trop. J'en parlais avant le délicieux déjeuner aux "Pommiers" avec un couple de locaux, leur demandant s'ils ne craignaient pas qu'une fois Mandela mort,les problèmes ne resurgissent et ne se multiplient mais ils me répondirent que non, qu'eux-mêmes, nés ici, n’étaient pas racistes et que leurs enfants adolescents avaient noué des relations interraciales fortes depuis la toute petite enfance et que grâce à cette nouvelle génération et à la leur qui fut intermédiaire (comme celle de nos parents vis a vis des allemands) ils pensaient pouvoir vivre ici en harmonie les uns avec les autres sans se soucier de la couleur de peau. Puissent-ils avoir raison.

Les vignobles






Les vignobles sont à flanc de petites montagne dans une très belle région à 45 minutes de voiture de Capetown. C'est dans cette région très ensoleillée au milieu des vignobles que fut transféré Mandela quand, après plus de 22 ans de travail dans la carrière de Robben Island où j'irai demain dimanche, le gouvernement se décida à assouplir son sort et celui de ses compagnons se préparant ainsi peu à peu aux négociations qu'en vain il sollicitait. Mais, comme il l’écrit, les hauts murs de la prison de Poolsmoor l’empêchaient d'en profiter de toute façon. Le premier vigneron a des chèvres et fabrique aussi de l'excellent fromage. Il a appelé son vin "Goat do roam" (les chèvres se baladent), un clin d’œil parait-il, à "Côtes du Rhône". Prononciation du français façon afrikaner je suppose!!! Les chais sont impeccables, les fûts bien en ordre et toutes les propriétés vinicoles que nous avons vues, les "wine farms" sont archi-léchées, jardins, bassins, tonnelles pour déguster, bancs à l'ombre d'arbres gigantesques. Les procédés de champagnisation, de vinification nous furent bien expliqués mais notre guide devait avoir la désagréable impression d'un auditoire distrait, peu attentif et certainement pas prêt à se former à l'œnologie en un tour de vin.

La route des vins







Je n'avais pas très bien compris que ce serait une grande journée de dégustation plus encore qu'une journée d'excursion. Marina, le chauffeur de "l'African Tour", m'attendait dès 8h30 en bas du Blue Mountain, avant de prendre en route dans d'autres backpackers : Richard,(ici près de la tour à escalade des chèvres),un anglais passionné d'animaux, décidé à voir en un an les grandes réserves animalières du monde, deux néo-zélandais, Ben et Simon,en route pour une année eux aussi, plus Chris (au centre des 3 garçons, un jeune allemand, médecin de son état, en vacances au Cap pour 15 jours seulement, et deux jeunes californiennes embarquées pour suivre un semestre "at sea" et qui faisaient partie d'un groupe de 600 jeunes gens privilégiés qui poursuivent leurs études universitaires en faisant le tour du monde en paquebot-école : Aby et Lahsmi. Ils avaient tous dirais-je entre 20 et 28 ans, le septennat des expériences en tous genres. Aussi venaient-ils également explorer la dégustation en tous genres si possible ! Nous allions visiter 4 caves en tout et goûter dans chacune 6 vins différents, rouge, blanc, rose ou pétillant ! Comme la dégustation se faisait par quart de verre sans compter celui empli à ras bord compris dans le déjeuner, inutile de vous dire qu'à la fin de la 2eme visite j'avais compris le risque et déclaré forfait. Je n'avais aucune envie de perdre une soirée par besoin de sommeil et encore moins la matinée du 20 février 2011 pour cause de gueule de bois. Mais mes jeunes amis d'un jour furent plus téméraires et allèrent jusqu’à acheter des bouteilles qui les achèveraient sur le retour ! Les filles, la vessie prête à éclater, se sont faites arrêter en bordure de route pour la soulager sans la moindre gêne devant les 4 jeunes hommes quand même un peu ahuris ! Je les ai laissés tous fort guillerets vers 17h30 en route pour la plage non sans qu'ils me donnent rendez-vous plus tard à l'Irish bar s'ils y arrivaient!!!

vendredi, février 18, 2011

A bit of Ireland





An other Mitchell
and an other Vaughan
and the trees bent by the wind just as Mickael M.D has been ,
bring me back to Clifden from Clifton for a while
not without a certain nostalgia,
It happens that I miss you all, over there
Still, I was thinking about James O'Sullivan to day
dreaming to see him here , I know he would love it










Un autre Mitchell
et un autre Vaughan
et des arbres penchés comme Michael par le vent
me ramènent non sans nostalgie de Clifton à Clifden
un autre bout du monde.
Que j'aime.

A propos d'eclairage

Cape Town





















D'abord il faut admettre que la situation est de rêve, que le lieu est unique, que le setting comme on dirait au cinéma ne peut être mieux choisi. Un morceau de plaine qui avance doucement vers le sud "telle la proue d'un navire" pour venir s'agenouiller au pied d'une drôle de montagne plate, la Table Mountain. Qui surplombe la magnifique baie à 1000m au dessus du niveau de la mer. La ville du Cap, Cape town, s'est lovée là entre la mer tentatrice et la montagne protectrice, entre l'est et l'ouest, entre l'Europe et l’Amérique avec des airs cool d'Australie. Une Afrique faite par et pour les Blancs, et bien que l'on ne puisse oublier à travers quelle cruelle ségrégation elle est devenue ce qu'elle est, il semblerait qu'aujourd'hui elle puisse se permettre d’être plus décontractée... Tout est loin d’être réparé pourtant. Quoiqu'il en soit elle la joue cool et mélange avec bonheur couleurs, genres, gens, styles, commerce, tourisme et nature si bien que, les gens le disent, c'est mieux que la Californie! En 65 je m’étais mise en tête que la plus belle ville du monde était San Francisco. Voilà qu'à mon tour, bien que je sache que les townships entourent encore ce "grand amphithéâtre" et que même si on voit émerger une classe moyenne noire, il reste si proche de ce luxe presque camouflé -tant tout a été construit à l’échelle humaine au sein d'une végétation extraordinairement généreuse - beaucoup de pauvreté, le chômage, le sida, j'ai néanmoins été séduite. Et émue aux larmes en même temps de traverser le district 6, rasé suite aux terribles lois de l'apartheid, qui n'est toujours pas reconstruit, grand terrain vague étalé comme un cœur ouvert et blessé au centre de la ville. Il est là pour nous rappeler ces exclus, ces expulsés, ces déracinés auxquels 50 ans plus tard justice et terres n'ont toujours pas été rendues. J'ai des centaines de photos et ce ne sont pas les quelques unes qui vont illustrer ce propos qui vous diront la beauté de cette ville de l'Afrique australe qui deviendra, parait-il, une capitale du cinéma mais c'est tant mieux : je préférerais que vous veniez voir par vous-mêmes. Moi il m'en reste beaucoup à voir : les townships, Robben island, la route des vins (demain),la péninsule du Cap, le Cap de Bonne Espérance, but de ce voyage. J'ai aussi une Marine à rencontrer, fille d'amis parisiens, qui travaille ici dans la publicité et qui va m’éclairer.