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vendredi, avril 01, 2011

Poison ou poisson d'Avril ?

Quand je me suis réveillée ce matin, ma hanche gauche m'offrait une raideur inhabituelle, me criblait de douleurs nouvelles, parlait de prothèse, d'interventions certaines un de ces jours. Je lui parlais avec amour : mais non ! On allait s'arranger elle et moi . Elle ne m'écoutait pas. Continuait à tenir  sur les os des propos incohérents, évidemment... Je suppose que c'était son poisson d'avril, que ce ne sera pas trop empoisonnant !

La lune et le soleil le 19 mars 2011

Avez -vous vu la dernière pleine lune ?
La pleine lune du  samedi 19 mars , celle des Poissons.
C'était une lune plus proche de la Terre que d'habitude.
Ça n'arrive que tous les 18 ans.


On dirait qu'elle est venue nous mettre un point sur l' i . Mais sur quel " i " ?  Celui d'innocence, celui d'inconscience, celui d'ingratitude ?  Celui d'imbéciles ?  Va savoir !!!
 



Ce jour là à midi on pouvait voir autour du soleil un halo extra -ordinaire. L'avez vous vu ? Le 19 mars 2011.  Le jour anniversaire de mon amie Gisèle, le jour aussi de la St Joseph.


    

La troisième révolution

  Nous y voilà,, nous y sommes.
  Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
  Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
  Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
  On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
  Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
  Certes.
  Mais nous y sommes.
  A la Troisième Révolution.
  Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
  Oui.
  On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
  Sauvez-moi ou crevez avec moi !

  Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
  Peine perdue.
  Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
  Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille-
 récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
  S'efforcer.
 Réfléchir, même.
 Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
  Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
  Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
  Pas d'échappatoire, allons-y.
  Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
  A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie – une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
  A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
  A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

  Fred Vargas
  Archéologue et écrivain
( transmis par Alain Fontaine ) 



 s.

Dars Es Salaam


La ville, dont le nom signifie en arabe "havre de paix", est située à l'embouchure de la rivière Kizinga et ne me paraît rien à voir de très exceptionnel pour le peu que j'en ai vu mais le centre où je suis est agréable, avec des rues larges et ombragées, une architecture moderne, design même parfois, au bord de l'océan indien. Je ne suis pas loin du port. Juste à l'abri de l'église luthérienne laissée par les Allemands qui ont pris le contrôle de la région en 1887 quand la bourgade ne comptait que 5000 habitants.  I y a 2.500.000 habitants maintenant. La ville a vécu sous tutelle allemande jusqu'à la fin de la première guerre. En 1918 au traité de Versailles, le Tanganyika  est passé aux mains de la Grande Bretagne et Dar, comme on dit ici, est passée sous contrôle britannique jusqu'en 1961. Mais la ville n'a ni caractère germanique ni caractère britannique. Le "New Africa Hôtel" où je passe du temps aujourd'hui était auparavant le "Kaiserhof Hôtel", c'est à peu près la seule évocation de ce passé ! Tout ça m'a l'air africain avant tout et la gentillesse, la sollicitude des serveurs, comme partout ailleurs sur ce continent, me rappelleraient si besoin était que nous ne sommes pas en Europe en tous cas !

Au pays du Kilimandjaro


Quand je pense que je suis au pays du Kilimandjaro (de Kilima : montagne et Njaro : splendeur) ! Je n'en tenterai pas l'ascension. Le toit de l'Afrique culmine à  5891,80. C'est un vieux volcan (3 volcans juxtaposés en  réalité) au sommet aplati  toujours enneigé. Mais la "Grande Montagne" enneigée ne l'est plus autant qu'elle l'était. Au cours du 20 ème siècle le sommet a perdu 80% de sa surface glacée. De 12km² en 1912 il n'en reste que 2 !

Tanzanie


Mais moi je suis partie par Air Malawi et c'est la larme (de crocodile ???) à l'œil que Mada m'a déposée à midi pour un départ vers la Tanzanie. J'étais à Dar Es Salaam, son ancienne capitale à 18h et à  mon hôtel, la Luther House une heure plus tard. Mada remplacé par Anania ! J'avais choisi cet hôtel parce qu'il jouxte un hôtel 5 étoiles, le "New Africa", où je savais trouver un "business center" qui me permettrait d'être là aujourd'hui  près de vous pour me remettre à jour !  La Tanzanie actuelle est née de l'union du Tanganyika et de Zanzibar le 26 avril 1964, peu de temps après leur indépendance respective vis-à-vis du Royaume-Uni. Le pays est fait d'immenses espaces brûlés par le soleil, de montagnes et de volcans jaillis du ventre de la terre, de grands lacs, de steppes et de savanes. C'est donc un grand paradis pour animaux sauvages qui y vivent par millions et pour les amateurs de safaris. Si le pays est pauvre, les parcs, eux, sont chers et quoique ma récente expérience m'inclinerait à en voir plus, je choisis raisonnablement de tourner le dos aux grands parcs nationaux, aux "réserves" renommées pour me tourner vers un des joyaux de l'océan Indien : je suis là essentiellement pour aller à Zanzibar, dont la sonorité magique m'habite depuis l'enfance ...

Bye, bye Malawi

Je quitte la belle maison, le confort , l'abri pour reprendre la route.
Adieu le coin privilégié sur la terrasse pour le petit déjeuner,
adieu la moustiquaire bien fermée, pas trouée,
adieu le large salon où traîner une nostalgie inappropriée de néo colonialiste...

J'ai oublié mon oreiller
mais  pas oublié d'emporter  une nouvelle amitié
et ça c'est un cadeau, un bagage à vie  qui ne pèse pas.

Je me suis liée beaucoup avec Nicole
 et  n'est-elle pas splendide ?

 avec

 et sans lunettes

J'ai aimé entendre son point de vue d'enfant sur son éducation, ses parents, ses études, sa conception de la vie etc. Ce qui m'aide à mieux comprendre les réactions de mes propres enfants. Ça fait du bien d'avoir la vision d'une autre génération en toute liberté d'expression, sans les barrages émotionnels trop fréquents dans nos familles nucléaires.

KULULA : Une compagnie sud africaine sympa


On a Kulula flight, (there is no assigned seating, you just sit where you want) passengers were apparently having a hard time choosing, when a flight attendant announced, "People, people we're not picking out furniture here, find a seat and get in it!"


   On another flight with a very "senior" flight attendant crew, the pilot said, "Ladies and gentlemen, we've reached cruising altitude and will be turning down the cabin lights. This is for your comfort and to enhance the appearance of your flight attendants."

   On landing, the stewardess said, "Please be sure to take all of your belongings.. If you're going to leave anything, please make sure it's something we'd like to have."

  -

Sans oublier Honey

Au revoir aux amis

Agnès, femme de Cédric  
leur fils (notez la taille des avocats !) 

Curt et sa 2ème fille (sur 3) , Nicole, dite Cole 

P
Paul, l'ange gardien de Joanne 

Joanne , l'Amour personnifié, la Bonne Volonté incarnée, l'Intelligence manifestée 
A  Cédric le cuisinier de Curt
Au fils de Cédric qui m'a bien dépannée avec les DVD
A Curt et à Nicole qui m'ont fait me sentir tellement chez moi, chez eux
A Paul qui a fait pareil dans le bungalow d'à côté
A Joanne qui est la personne que je venais retrouver sans imaginer toutes les portes qu'elle allait m'ouvrir, tous les cadeaux qu'elle avait engrangés, tous les souvenirs qu'elle me permettrait d'emporter.
Curt, Nicole, Paul et Joanne,  j'espère qu'à mon tour, un jour, je partagerai avec vous aussi mes précieux amis et les oiseaux d'Irlande, ma famille et le vin de France car je n'ai pas de mots pour vous dire " Merci ".

Le lac


Impossible de partir sans vous faire partager 2 ou 3 photos du lac où bien sûr sont pratiqués tous les sports nautiques . Le lac, personnage essentiel et principal du tourisme au  Malawi. Le voici (Photos de Curt ou de Nicole encore). en cette saison entre vert et bleu , un peu de gris !  Quel beau pays ! Je repars conquise.

Sur le chemin du retour

Photos prise par Nicole R.



C'est le plus beau pays que j'ai vu en Afrique, je dirais .
Ça vient de la beauté des gens, de leur sourire constant,
De leur  acceptation de la vie,
de leur élégance naturelle qu'elle soit du cœur ou du corps.
Ah c'est sûr que le Malawi mérite sa dénomination du "Cœur chaleureux de l'Afrique" !
Invitée, gâtée,  logée, nourrie,  entourée,  baladée, j'ai certainement vécu au  Malawi un moment très   privilégié mais je pars avec l'impression d'avoir été nourrie aussi au niveau de l'âme, d'avoir grandi . Et ceci grâce aux gens du pays . Comme ils n'ont jamais cru que le bonheur se cache au fin fond de la matérialité , même si il sont très pauvres , et ils le sont,  ils ne sauraient  en plus ! s'en priver ...Aussi ne sont-ils que sourires et ce n'est pas rare d'entendre les gens siffler ou chanter dans les rues de Lilongwe  alors que c'est si rare à Paris !

Sans oublier les plus petits dans leur délicatesse



Les photos de Curt ou de Nicole

"Qui pénétrera entre ses mâchoires ? Qui ouvrira les portes de sa gueule ? Autour de ses dents habite la terreur... Ses éternuements font briller la lumière ; ses yeux sont comme les paupières de l'aube "( Job dans l'ancien testament). Moi je
vous dis :  il a suffi d'un poisson pour qu'il l'ouvre !  Il paraît qu'un croco peut vivre 800 ans !!! Qu'il pleure pour attirer les femmes qu'il noiera !
.


 En général, les femelles éléphant vivent ensemble avec leurs  enfants. Voyez comme le plus petit est super protégé. Quand il essaie de s'en sortir, la mère, d'un coup de trompe, le ramène vers ses flancs.
Alors que les mâles vivent solitaires, errants, interchangeables.

Voilà notre hippo qui baille, son bâillement sert paraît-il à établir la hiérarchie. Il a la particularité de déféquer pour saluer un autre hippo . 

Regardez les naseaux, on dirait  un sous-marin ambulant. Les hippos sont très dangereux. Que ce soit dans l'eau ou à terre ils chargent de façon fulgurante. Ils tuent beaucoup plus d'humains que les lions. Les gens du pays les appellent "Les chevaux du fleuve" (traduction de son nom grec ). Leurs canines inférieures peuvent atteindre la taille d'1 mètre !!!

Celui- ci retourne au fleuve de bon matin après avoir mangé une centaine de kilos de verdure pendant la nuit !  L'oiseau va perdre son assise ! 

Voilà un "warhog"  que j'appelle à tort  "sanglier" alors que c'est un phacochère en réalité. 
Il y a tant de sortes d'antilopes ici que je  ne me souviens plus du nom de toutes les sous familles :  l'élan, le guib d'arnaché, le guib d'eau, le bongo, le grand koudou, le petit koudou , l'antilope cheval, l'oryx,le kob des roseaux, le kob defassal ! Celui qui m'a le plus émue est le kob à croissant, une sous- espèce au poil plus clair qui porte un grand croissant blanc juste sous la croupe. Ici on l'appelle Wterbuck car c'est un excellent nageur et à la moindre alerte la troupe se jette à l'eau.
Quand c'est l'heure de faire le nid , plus question de lézarder ! 

D'ailleurs cet élégant mâle s'interroge : va t-il lui aussi rapporter du matériau de construction ou se jeter sur 

ce jecko à la queue bleue ? 
Le plus amusant des oiseaux à regarder était ce petit oiseau jaune serin. Le mâle construit le nid.
Comme on le voit ici. Ça lui prend des plombes. Quand c'est fini, la femelle vient passer l'inspection. S'il  lui plaît elle s'y installe. Si ça ne lui plaît pas, il doit recommencer . Et ce, jusqu'à 7 fois !!!  La 7ème fois madame n'a enfin plus son mot à dire.
Un gnou ??? Ou un poisson d'avril ?