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mercredi, avril 28, 2010

Massage spécial


Comme c'est un jour de pleine lune il y a peu de gens qui travaillent aujourd'hui. Ils préfèrent se rendre au temple pour la "poya" mais Ratika,le jeune masseur était fidèle au rendez vous. Le lieu était plus fleuri que jamais en l'honneur du Bouddha. L'hôtel aussi d'ailleurs et un tableau indiquait que puisque c'était jour de pleine lune , il ne serait servi aucun alcool dans l'établissement . Massage spécial de plus , massage de la tête , du visage, masque plus massage du corps : quelques deux heures de "pomponnage" pour compenser le fait que je n'en aurai pas demain : le docteur se fiance !!!

Full moon to day so special massage ! among the flowers : head ,and scalp, and face and feet and full body . 2 hours of wonders ! Thanks to young Rasika who came end work specially, as on full moon days here people do not usually work in order to spend time at the temple to receive the energies of the month .

Pleine lune

Aujourd'hui 28 avril, la pleine lune du Taureau , le jour du Wesak pour beaucoup (encore qu'ici au Sri lanka il sera fêté le 27 mai ) marque cette année, en plus, le 92ème anniversaire de mon père .
"La pleine lune du Taureau, connue en Orient sous le nom de « fête du Wesak », est un évènement spirituel de grande portée, une fête mondiale de la lumière. Elle tend maintenant à s’universaliser de plus en plus car elle unit les qualités de Bouddha à celles manifestées du Christ, l’Orient et l’Occident. C’est le point haut d’une marée montante de puissantes énergies, moment-clé et décisif où les forces planétaires se rassemblent permettant de donner une nouvelle impulsion en faveur de l’évolution de la conscience humaine" ( Reçu du Sentier ).

mardi, avril 27, 2010

To stay young




HOW TO STAY YOUNG , reçu de Rodolf de l' IPS Génève

1. Try everything twice.
On one woman's tombstone she said she wanted this epitaph:
"Tried everything twice. Loved it both times!"

2. Keep only cheerful friends.
The grouches pull you down.
(Keep this in mind if you are one of those grouches!)

3. Keep learning:
Learn more about the computer, crafts, gardening, whatever.
Never let the brain get idle. 'An idle mind is the devil's workshop.'
And the devil's name is Alzheimer's!

4. Enjoy the simple things.

5. Laugh often, long and loud.
Laugh until you gasp for breath.
And if you have a friend who makes you laugh,
spend lots and lots of time with Them.

6. The tears happen:
Endure, grieve, and move on.
The only person who is with us our entire life, is ourselves.
LIVE while you are alive.

7. Surround yourself with what you love:
Whether it's family, pets, keepsakes, music, plants, hobbies, whatever.
Your home is your refuge.

8. Cherish your health:
If it is good, preserve it.
If it is unstable, improve it.
If it is beyond what you can improve, get help.

9. Don't take guilt trips.
Take a trip to the mall, even to the next county,
to a foreign country, but NOT to where the guilt is.

10. Tell the people you love that you love them, at every opportunity.

11. Forgive now those who made you cry.
You might not get a second chance.


Remember! Lost time can never be found.
Be kinder than necessary, for everyone you meet is fighting some kind of battle.

May GOD bless you each and every day !!

Diner chez Susil




Il n'y a pas encore de toit sur la maison de Susil. Grâce à l'aide d'une famille allemande il a pu construire pour lui et sa famille un très petit trois pièces dans le jardin de ses parents mais pour l'instant c'est la dalle en béton du 1er étage qui sert de toit si bien que la chaleur de jour comme de nuit est insoutenable. Mais nous avons dîner dehors .J'ai revu leur jeune garçon de 2 ans et demi que la chaleur empêchait de dormir dans la chambre et qui a fini par le faire sur les genoux de sa mère et rencontré leur petite fille née le 11 mars. Ici les mariages ne sont pas des mariages arrangés comme le plus souvent en Inde mais des mariages délibérément choisis. Celui-ci est heureux. Il ne lui manque que du travail ,qu'un toit qui isole, qu'un coup de pouce ... Heureusement qu'on en a deux !

Les règles du Jeu d'une Chérie




Le message m'a été envoyé par Véronique Héno . Je ne vous le retransmets qu'une partie
Un livre : publié chez Flammarion Québec au Canada (paru en France aux éditions J’ai Lu)
Le titre : Dix règles pour réussir sa vie : Si la vie est un jeu, en voici les règles.
L’auteur: Chérie Carter-Scott. Les dix règles en question sont celles qu’elle met en pratique et enseigne dans des ateliers

Règle numéro un : Apprenons à vivre avec notre corps.
= acceptation,estime de soi , respect, plaisir.
Règle numéro deux : Acceptons les leçons de vie qui se présentent.
= toute vie est pleine de leçons et il n'y en a pas de mauvaises.= écoute – concience – choix-justice-justesse- grâce.
Règle numéro trois : Nos erreurs ne sont pas des fautes = compassion, pardon, éthique, sens de l’humour .
Règle numéro quatre : Une leçon se répète tant qu'elle n'est pas apprise. = patience
Règle numéro cinq : L'apprentissage ne s'arrête jamais. Pour le faciliter: l’engagement, l'humilité, la flexibilité, l'adaptabilité, la souplesse
Règle numéro six : Ailleurs, l'herbe n'est pas plus verte.
= les choses ne sont pas plus faciles pour les autres qu'elles le sont pour soi.
Règle numéro sept : Les autres sont notre miroir = tolérance!
Règle numéro huit : Chacun de nous décide ce qu'il fait de sa vie.
Règle numéro neuf : Toutes les questions ont déjà une réponse. Les questions n'inventent pas la réponse, la réponse est déjà là qui attend qu'on la fasse surgir… par une question.
Règle numéro dix : À la naissance, nous avons tout oublié. "
Évidemment, c'est un peu particulier, mais vous n'êtes pas obligé de vous engager sur cette voie. L'idée s'inspire beaucoup de la théorie de la réincarnation, à savoir que d'une incarnation à l'autre, on recommence chaque fois à la case départ sans toutefois partir du même endroit.
Platon disait : " Apprendre consiste à se souvenir. "


Cultivez l'estime de soi :
" Personne ne peut vous obliger à vous sentir inférieur sans votre consentement. " Eleonore Roosevelt
" Se porter de l’estime, c’est penser qu’on est capable d’affronter les épreuves de la vie. […] Si vous avez besoin de cultiver votre confiance en vous, les épreuves ne manqueront pas de se présenter, jusqu’à ce que vous soyez conscient de votre valeur.
Chérie Carter-Scott
" Rire c'est vivre "
" Nos erreurs ne sont pas des fautes "
" Nos échecs nous en apprennent autant que nos succès ", sinon plus dans certains cas.

À quoi ça nous sert l’humour? "
La leçon de l'humour vous invite à prendre des distances face à des situations qui, autrement, seraient insupportables. Si vous savez rire de vous-même, vous aurez fait un grand pas pour dédramatiser n’importe quelle situation et pour comprendre l’absurdité de certains comportements humains, à commencer par les nôtres! "


" Une leçon se répète tant qu’elle n’est pas apprise. "
N’avez-vous pas constaté que vous avez aimé ou épousé plusieurs fois la même personne,


À la toute fin de son ouvrage, l'auteur reprend les thèmes d’une façon plus succincte :
" Rappelez-vous que vous êtes sur Terre pour apprendre.
Soyez attentif à ce qui vous arrive. Tirez profit de la moindre expérience.
Acceptez de bon cœur les occasions qui vous permettent de bénéficier d’un enseignement utile.
Posez-vous des questions et vous obtiendrez des réponses.
Écoutez votre cœur.
Soyez ouvert à toutes les possibilités.
Considérez votre jugement envers autrui comme un miroir révélateur de votre propre personnalité.
Vivez chaque situation de crise comme une opportunité supplémentaire.
Faites-vous confiance.
Croyez dans vos capacités.
Plongez au plus profond de vous-même avant de faire un choix.
Ne soyez pas plus dur avec vous-même qu’avec les autres, vous méritez aussi de la compassion.
N’oubliez jamais que vos erreurs sont aussi profitables que vos succès.
Accordez-vous amour et confiance et tout deviendra possible. "

Habitudes mentales !




« La clé, c’est de changer nos habitudes et, en particulier, nos habitudes mentales » écrit Pema Chodron.
C'est quelque chose que je crois avoir compris cette vie ci. On dirait que le test était pour aujourd'hui!

Le terrain




Il est en friche.
Il est le seul à vendre aussi proche de la mer.
Il était ce matin sous ce ciel là.
Il mène à cette plage.
Il n'attend qu'un petit sanctuaire,
Un institut ... du coeur,
Un havre pour les valeureux guerriers de l'amour que nous sommes.
Il n'attend que vous peut être ! Si le paradis ça vous dit...

Avec Susil et Sudath





C'est mon jour Susil . Je les aime tous les trois pareil il me semble, mes jeunes protégés mais la force de Susil est comme une ballade sur un rempart alors que la gentillesse de Manju ( Manu ) est comme un bain de lait et la légèreté d'Indike comme un voyage en montgolfière , aussi je me sens en grande sécurité derrière Susil en mobylette. Susil ne comprend pas que je laisse passer l'opportunité du terrain près de la plage. Lui qui n'a rien, parle d'investissement comme les gens qui connaissent du dedans la valeur des choses: Ah! s'il était à ma place il ne serait pas si frileux, si prudent, si avare !!! Nous allons revoir le vendeur, Sudath . Un type qui a été pauvre , très très pauvre et qui a 14 ans en tant qu'aîné mendiait sur la plage pour nourrir la famille. Jusqu'à ce qu'un couple allemand le prenne en amitié et les sorte de la mouise, lui et les siens. Ils ont payé ses études, lui ont acheté son premier tuk tuk , son premier bout de terrain, l'ont aidé à y bâtir sa maison. C'est quelqu'un qui n'a pas oublié. Et qui s'est juré de le rendre au centuple . Il a déjà offert une centaine de mobylettes et 14 tuk tuk alentours. Il a construit de ses mains une dizaine de maisons pour les plus démunis "pour pas une roupie" ! Il paye les études et les vêtements et fournitures de 20 enfants. Il nourrit chaque année pour la pleine lune de mai , le Wesak, plus de 2000 personnes au temple . Il n'a qu'une fille que voici . Il espère qu'elle sera médecin : il y en a besoin . Tout
ça je le sais par les autres . Lui, Il voudrait que j'aide "les garçons" . Il les connaît depuis l'école. Il sait comme ils sont méritants . Et si je ne peux pas, pour moi, acheter le terrain de la plage , il a tout plein d'autres idées ! Je les ai écoutées. Entendues même. On ne rencontre pas si souvent des gens qui savent que les seules deux questions que pose l'âme en fin de vie sont celles-ci : "Combien as tu aimé ? Combien as tu servi". Bouddhiste, Sudath le sait. Voici une de ses petites maisons . Il y en a 6 côte à côte, chacune dans un joli jardin. Les gens de ce village lui ont érigé une plaque de reconnaissance et ça le fait rougir.

Diner chez Manu



Manu vivait avec femme et fille chez ses parents jusqu'au 27 février dernier ; bien qu'il soit en train de faire construire leur maison de 3 pièces depuis plus de 3 ans il considérait ne pas pouvoir y vivre car bien entendu ce n'est encore qu'une carcasse de blocs de béton, sans sol, sans eau , sans sanitaires, sans électricité...Toutefois suite à une dispute avec le frère qui vit lui aussi à l'étroit chez les parents avec sa famille de 4, Manu a en janvier déposé à la banque les bijoux en or de la dot de sa femme pour emprunter l'équivalent de 500 euros que réclamait l'électricien et dès que la lumière fut, il emménagea dans ses murs , sous son propre toit où j'étais conviée à diner ce lundi soir. Il avait emprunté pour l'occasion 4 chaises de jardin . Dans la maison il y a en tout et pour tout une gazinière dans la cuisine, un lit où ils dorment tous les trois dans l'une des deux chambres à venir et une table dans ce qui sera le coin repas. Ils se lavent dehors au puits. On a fait la liste de ce qui serait nécessaire pour que la vie soit rendue agréable :
sol en béton : 350 euros
plâtrage des murs intérieur : 750 euros
raccordement à l'eau potable : 200 euros
installation d'une salle de bains : 750 euros
Avant d'acheter un réfrigérateur (300 euros) une chambre pour leur fille de 3 ans
et demi ( 200) la télévision ( 250) et l'indispensable buffet , sans songer à enduire la maison à l'extérieur, voilà qu'il leur faudrait un minimum de 2000 euros . Inutile de vous dire que sans aide ils peuvent vivre ainsi pendant des années . Le tsunami et la crise ont largement affecté le tourisme local - je vois bien qu'il n'y a pas 10% des chambres de louées au Palm- et il n'y a pas de travail alentours... Donc leur bonheur est aux enchères. S'il vous venait l'envie de leur offrir un peu de bien-être, n'hésitez pas à me faire parvenir les dons . Nadine s'occupe de Bathia et de Raju à Varanasi en Inde , moi je m'occupe de Susil, Indi et Manu à Beruwala au Sri Lanka .

lundi, avril 26, 2010

Entre Palm et Palm Garden



J'avais été surprise en arrivant à 3 h du matin qu'il n'y ait apparemment pas de chambre réservée à mon nom alors que j'avais averti de mon arrivée tardive. Surprise aussi le lendemain que le tarif annoncé soit légèrement différent de celui que j'avais en tête , tarif que le manager a fini, à regret, par me concéder. Je m'étonnais d'avoir lu sur le Net quelques critiques au sujet de la bonne tenue de cet endroit car je le trouvais d'une propreté rigoureuse mais tout s'est éclairé tout à l'heure quand je voulus vérifier le montant des arrhes versées pour me rendre compte que je croyais me trouver au "Palm Garden" alors que j'étais au "Palm" tout court. Deux établissements de catégorie différente! A quelques deux cent mètres l'un de l'autre sur la même plage .C'est au "Palm Garden" qu'on a dû m'attendre la nuit du 24 au 25 et que l'on doit m'attendre encore! En fait c'est bien ici que je voulais être au plus près de Barberyn le centre ayruvédique où j'ai passé 3 semaines en décembre, persuadée que c'était le "Palm Garden" alors que c'était le "Palm" reconstruit depuis le tsunami dans son garden de 4 hectares! On dirait à voir les lits que je n'ai pas perdu au change.

Massage quotidien




Encore un bonheur sri lankais. 90 minutes de massage pour 18 euros . Je retourne au même endroit, découvert la dernière fois. Près du terrain que j'allais acheter, et qui soi-dit en passant me plaît toujours autant.
Bien que ce soit à deux pas mes amis insistent pour me prendre en mob , me déposer, me rechercher. J'ai du établir des tours !!! C'est si près de cette plage que de la table on peut suivre les mouvements des vagues sur le rivage . Qu'est ce que ca fait du bien ! Chaque matin je suis accueillie avec une tisane bien chaude , des fleurs posées sur la soucoupe, ointe d'huiles diverses, massée en silence avec respect . Quel cadeau ! je fais provision de calme et de repos. Je les sens physiquement imprégner mes os. Merci Rasika pour ces bonnes mains posées sur moi.

Le Palm




Je me suis installée au Palm le dimanche 25 avril à midi. Rien à dire. Un îlot de calme dans un îlot de verdure en bord de mer. Une plage où je ne vois personne. Une chambre comme je n'en vois pas souvent. Avec un grand balcon qui donne à la fois sur la piscine et sur l'océan indien. Un grand lit qui le prolonge , une belle salle de bains . Némo se serait plu ici . J'y resterai 5 nuits , à un prix très hors saison.
L'hôtel est quasiment vide . La mousson est en avance cette année . Il parait qu'il peut pleuvoir le soir . Et qu'alors il fait lourd . A l'heure qu'il est les 32° du dehors et la clim du dedans font bon ménage . Je vais profiter de ces fraiches vacances dans le voyage pour travailler sur la thèse de Fidelma . Sur les chaumières irlandaises et leur symbolisme. Je ne puis le faire dans de meilleures conditions : un hôtel archi confortable sans être luxueux, niché entre vert et bleu, entre mangos et magnolias, entre palmiers et spa.

Au pied du phare




Et c'est ainsi que je me réveillai vers 9 heures dans ce splendide décor , mer devant , piscine en bas , et rivière sur le côté , le petit déjeuner tout prêt , toasts et thé et confiture ! De quoi rêver que j'étais vraiment arrivée au pays des douceurs . Sri Lanka ! Décidément c'est sans doute ce que j'ai vu de plus beau depuis que je voyage ( mise à part la descente peut être du chemin qui mène à l'ANN MOOR) la végétation luxuriante, le peu de monde, l'harmonie du pays, la tranquillité qui domine , les parfums et les fleurs, la religion discrète , les tuk tuks rouges, la beauté des gens , le sourire ouvert des enfants . Il ne peut y avoir plus grand contraste que celui que je vis en arrivant de Delhi directement ici. Dix degrés de moins. Les ruelles sont si propres que j'y marche pieds nus. Des villages avenants. De grandes demeures. Des gens si gentils que problèmes et solutions n'ont besoin que d'un mot pour se dire. Je regarde du balcon : un pêcheur tire un filet au travers de la rivière , des enfants mènent les chèvres dans le pré voisin , des femmes s'en vont au marché vendre leurs légumes , au loin les bateaux de pêche s'empressent de regagner le port et sa criée avec la cargaison de thons. Bouddha veille ! Je respire.

A l'anglaise !


Et il était trop tard pour y être admise . Je proposai de dormir dans le van , ou chez l'un ou l'autre , mais personne n'avait de lit , et s'il y avait bien un vieux canapé dans l'entrée chez les parents d'Indi, il n'y avait pas de salle de bains, pas de toilettes. Ça leur posait visiblement un gros problème ! Ils en ont débattu des plombes et "toilettes" était le seul mot que je reconnaissais ! A 4h du matin Manu réveilla son frère qui réveilla son beau frère qui en étant le gardien jardinier avait la clé d'une maison louée pour leurs vacances à l'année par des anglais absents et qui avait même de l'eau chaude . Il était hors de question que mes gardes du corps m'abandonnent là seule en terrain inconnu aussi les trois ont dormi là , dans la maison amie , moi dans une chambre "en suite" et sous une moustiquaire , eux sur la terrasse ou je ne sais où .

Ode à la lune


Indi ne boit pas . Pour les autres j'avais apporté une bouteille de Jameson, chauvinisme oblige ! Le chauffeur en voulait bien également, aussi nous n'avons ouverte la précieuse bouteille qu'au moment où nous nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route pour manger à minuit une crêpe de riz fourrée à l'œuf . Arrivés à Beruwela les garçons qui ne voulaient plus rentrer m'emmèneraient m'asseoir sur les marches qui descendent à la mer près du village musulman au pied du phare et nous resterions là, comme les ados (qu'ils sont ) la lune montante et à nous faire bercer par le bruit des vagues sur la mini digue et regarder la lune monter comme les ados ( qu'ils sont )à boire du whisky coca et à refaire le monde avec les sous que nous devrions tous avoir en abondance ; nous resterions là à regarder la lune montante et à nous faire bercer par le bruit des vagues sur la mini digue ! Et c'était " trop bien " ! Il était 3 heures quand je me suis présentée à l'hôtel .

Colombo airport



C'était la première fois que mes trois compères avaient l'occasion de venir chercher quelqu'un à l'aéroport ! Ils l'on fait en style. La femme de Manu avait même tissé une guirlande d'orchidées . "Thalassa ! Thalassa" voilà bien ce que j'avais envie de m'exclamer quand j'ai posé le pied en lieu sûr sur cette île bénie . Il était onze heures du soir . Les amis avaient engagé un de leurs amis taxi. Même de nuit , ce fut un tel bonheur de faire la route ensemble et de recevoir par les fenêtres ouvertes cet air tiède embaumé que je me croyais en paradis ! Je l'étais. Aux anges, du moins. Les garçons aussi. Qui avant de venir me chercher étaient allés au temple pou bénir la guirlande et prier Bouddha de me garder longtemps en vie . Moi qui le prie de me faire rejoindre au plus vite les rangs du Seigneur, je n'ai aucune chance face à ces trois là plus bouddhistes que moi ! Je vais me ré-adresser à Jésus, je crois, pour en finir !

dimanche, avril 25, 2010

Paris via Colombo


Je vais bientôt rentrer à Paris . Je passe par Colombo . J'ai gardé, pour ne pas perdre les arrhes, une partie du plan que nous avions avec Némo et Emmanuelle bien qu'ils ne soient pas venus, au Sri Lanka où je passerai donc une semaine . Je vais y retrouver mes trois amis de décembre : Indi, Manu et Susil. Ils seront à l'aéroport pour m'y attendre . J'ai promis une bouteille de Jameson pour fêter les retrouvailles ... Nous sommes le 24 . C'est l'anniversaire de Jean Mi , mon beau frère voyageur dans l'âme et dans la vie! Je pars . Je viens de rencontrer à l'internet café un américain fascinant . La belle septantaine approchante ! Joyeux, futé , brillant, vivant : d'ascendance irlandaise pour tout dire !!! C'est un taureau qui voyage . Rendez vous est pris pour bientôt à Paris . Il me rapporte un cable que j'ai laissé à l'internet. Une forme de lien !

Le Gayatri Mantra



Om
Bhur Bhuvah Svah
Tat
Savitur Varenyam
Bhargo Devasya Dhimahi
Dhiyo Yonah:
Prachodayat



"Le Gayatri Mantra est l'un des mantra les plus anciens de cette planète. Ses origines sont inconnues. Il est dit que la sagesse est contenue à l'intérieur des puissantes syllabes sanskrites du Gayatri et que l'ensemble de la connaissance de tous les mondes naît avec ce mantra.

OM BHUR BHUVAH SVAH : Dans tous les royaumes de l'expérience,c'est "Cela",
TAT SAVITUR VARENYAM : la nature essentielle irradiant l'existence, qui est l'adorable UN.
BHARGO DEVASYA DHIMAHI: Puissent tous les êtres percevoir,
DHIYO YONAH : par un intellect subtil et méditatif, la magnifique splendeur
PRACODAYAT : de la conscience illuminée.

Ce n'est qu'un au revoir



J'ai beaucoup aimé Bénarès et me suis sentie à l'aise à Calcutta . Je reviendrai encore du côté des Himalayas . Il y a là pour moi quelque chose qui me lie à l'Irlande . Je me souviens de ma première visite au Népal avec Michel en mars 1999 où il était heureux disait-il d'"avoir pu avant de mourir" me "ramener à la maison". Quand il a dit ça nous étions a Shivapouri ,sur les hauteurs de Katmandou sur le seuil d'une chaumière au sol en terre battue . Cette fois c'est cette maison près de Kalimpong qui m'a évoqué l'architecture vernaculaire irlandaise ...Il y a dans ce visage déjà posté et photographié à Darjeeling des traits qui furent aussi les miens lors de l'adolescence ... La bas ou ici ? Maintenant ou dans le temps ? une VIE qui n'en finit pas de s'accomplir, de renaître à elle -même .