Dès l'après midi nous étions au Main bazaar, au milieu des épices et des vaches sacrées, en train d'acheter de la quincaillerie déjà et de changer nos brosses a dent... Nous n'avons pas été longtemps à découvrir Amit , Amit the spice maker dans sa boutique d'épices justement . Et voilà que s'engage une conversation sur le ton amical . Nous lui confions que rien ne nous arrête et que nous projetons d'aller boire le thé à l'Imperial , le grand hôtel de la ville , là où Marguerite Yourcenar venait écrire . Donnons lui 5 minutes dit-il et il nous accompagne . Nous avions gagné un chauffeur . Il avait gagné des clientes potentielles !!! Nous voici en l'attendant installées dans sa boutique ...
Je voudrais prendre le temps de voir, d'entendre et d'être pour faire la preuve que la foi attire toute sorte de miracles.
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dimanche, avril 18, 2010
L'après midi
Dès l'après midi nous étions au Main bazaar, au milieu des épices et des vaches sacrées, en train d'acheter de la quincaillerie déjà et de changer nos brosses a dent... Nous n'avons pas été longtemps à découvrir Amit , Amit the spice maker dans sa boutique d'épices justement . Et voilà que s'engage une conversation sur le ton amical . Nous lui confions que rien ne nous arrête et que nous projetons d'aller boire le thé à l'Imperial , le grand hôtel de la ville , là où Marguerite Yourcenar venait écrire . Donnons lui 5 minutes dit-il et il nous accompagne . Nous avions gagné un chauffeur . Il avait gagné des clientes potentielles !!! Nous voici en l'attendant installées dans sa boutique ...
Pour commencer visite de la ville
Delhi ça doit rimer avec à priori.
Je rencontre beaucoup de gens et j'en fais partie à ne pas trop aimer Delhi,
grande grande ville, ville d'espaces verts , ville de gouvernement , ville d'ordre apparent . Très étendue le long de larges avenues c'est une ville dont je ne trouve pas le centre. Heureusement il y a les frangipaniers, les bougainvilliers , les flamboyants . Nous logions a Pahar ganj comme les touristes quoi! Et là embouteillages et klaxons permanents ... Bref Delhi ! On ne pouvait quand même ne pas voir le Quth Minar un monument érigé par les musulmans en 1199 comme une tour de victoire , la tombe d'Humayun et la baba'i house of friendship , un temple en forme de lotus un lieu de recueillement où sont honorées vérité, unité et paix universelle . "Ce n'est pas d'aimer son propre pays qu'il convient de glorifier , c'est d'aimer le monde tout entier. La terre n'est qu'un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens ". C'est le credo de la doctrine baba'i... Cette maison d'adoration a un dôme central qui figure ensemble les 27 pétales d'une fleur de lotus .
Arrivée de Nadine
J'étais à l'aéroport international de Delhi dès 6 h 15, prête à attendre longtemps que ne paraisse le joli minois de Nadine, mais pas du tout . A 6 h 20 elle était déjà là vive et joviale comme toujours sortant d'un excellent voyage auprès d'un jeune Marc très branché "Inde" qui l'avait quasiment initiée. Nous n'avions qu'une nuit à passer à Delhi et j'avais choisi pour amortir l'atterrissage la réservation d'une chambre au Grand Goldwin (011 23 54 68 91) un hôtel moderne confortable et vraiment clean pour une fois où nous partagerions une chambre avec air conditionné, une belle vraie douche et un délicieux petit déjeuner sur le toit en terrasse.
Ainsi allait commencer notre vie d'aventure et de multiples fous rires !
Le pont qui mène au Bouthan
De kalimpong à Siliguri
La route est toute aussi belle pour redescendre de Kalimpong vers Saliguri. Il y avait un couple autrichien-francais qui s'apprêtait le même matin à prendre une jeep collective pour rejoindre l'aéroport de Bagdogra près de Siliguri . Réalisant que si nous partagions les frais nous pouvions pour 10 euros chacun en de bien meilleures conditions faire les 3 heures 30 de route (pour couvrir une soixantaine de kms !) nous n'avons guère hésiter. La jeune femme Emmanuelle qui revenait avec son époux d'une randonnée au Sikkim , l'un des derniers "paradis" de l'Himalaya, et moi avons papoté joyeusement de bonheur et de sérénité tout en admirant la rivière et ses contours variés et tout en nous riant des routes défoncées. Arrivés à l'aéroport aussi facilement que sur un tapis volant, eux deux s'envolèrent vers Madras alors que je regagnais Delhi bien décidée à revenir encore explorer ce Shangri La qu'est le Sikkim pris en tenaille entre le Népal à l'est, le Bhoutan a l'est et le Tibet au nord ... J'ai une chère amie Isild qui vient ici beaucoup . C'était émouvant de voir à l'aéroport une jeune et jolie silhouette qui m'évoqua la sienne.
Sur les traces de Philippe
Kalimpong est une ville de taille moyenne située à 1250 m d'altitude qui jouit d'un climat remarquable bien que seulement à 51 kms de Darjeeling. On y a l'opportunité m'assure t-on du meilleur shopping qui soit en Inde . C'est certes vrai pour ce qui est des tankas et des objets religieux tibétains en tous les cas car c'est ici qu'on les fabrique et l'on croise de nombreux moines descendus du Bhoutan qui s'y approvisionnent surtout au grand marché des mercredi et samedi . Je logeais chez un grand amateur de plantes et d'orchidées en particulier chez qui Philippe avait logé aussi lors de son voyage au Bhoutan en nov 08.Il eut volontiers garder notre ami comme jardinier . Je le comprends. Et m'étonne de ce que Philippe n'y soit pas resté! Ma chambre me donnait l'impression d'être en week-end chez une vieille tante anglaise. Un de ces endroits où il est dommage de ne passer qu'une ou deux nuits et une bonne adresse pour vos plaquettes : Holumba Haven ( Nursery's man Haven) 03552256936. Prévoyez plusieurs nuits dans ce jardin superbe . La remarquable qualité des propriétaires se lit en tout .
Vers Kalimpong
Toutefois il me fallait partir à Kalimpong si je voulais être revenue à temps à Delhi pour accueillir Nadine. La route est magnifique entre Darjeeling et Kalimpong car nous suivons un long moment la rivière Testa où les rafteurs s'en donnent à cœur joie , traversons des plantations de thé , de belles forêts aussi et surtout une flopée de petits villages sympathiques qui se réclament partie de Ghorkaland . On peut lire partout de nombreuses banderoles et le voir sur toutes les boutiques : dans cette région l'on réclame et l'on attend la création d'un Etat Gorka. Ce secteur de Kalimpong se considère comme laissé pour compte par l'état du West- Bengale et étant habité à 75% par l'ethnie Gorka il réclame depuis 1986 la création de cet État supplémentaire , un 23eme État minuscule certes mais indépendant qui s'appelle d'ores et déjà Ghorkaland dans les têtes et les cœurs . C'est bien loin de Delhi pour que le gouvernement central entende la demande . Pourtant là-bas les gens sont convaincus que cela se fera , comme il se doit !
Les amis de nos amis
Il y a des années mon amie irlando-finlandaise canadienne Meerit Mac Mahon a reçu en échange scolaire pour deux mois un jeune Tenzing dont les parents, Yeshi et Tashi tiennent à darjeeling un hôtel florissant le "717" the seven seventeen. Voyant sur mon blog que j'étais dans la ville Meerit s'empresse de me conseiller de leur faire de sa part une visite. Elle même est venue passer quelques jours à l'hôtel il y a 2 ans je crois . Inutile de vous dire avec quels bras ouverts j'ai été reçue dès que j'ai eu prononcé son nom . La maîtresse de maison ne savait que faire pour m'accueillir et comme nous étions encore le matin j'ai eu le droit au petit déjeuner toasts, omelette, cornflakes, confitures et thé au beurre de yak salé comme au Tibet quoi !!! Et je me suis allée à promettre que oui Meerit et moi nous reviendrions ensemble ... l'année prochaine ! Le trio de l'année à n'en pas douter.
Rambling
Ah oui je me suis bien régalée à Darjeeling ! De boutique de thé, en boutique de cahiers , en boutique de vêtements, il y avait de quoi rassasier ma curiosité . Il y avait tant et tant de marches à grimper pour regagner ma chambre que je ne les descendais et ne les remontais qu'une fois par jour . Entretemps j'errais dans les rues biscornues où à chaque détour j'étais sûre d'avoir une photo pittoresque à ne pas manquer !
So many steps to go back to my hotel room that I couldn't afford to go up and down more than one ! So when I was out I was out rambling for the whole day ! Tea shops and paper shops I had enough to do and to satisfy my curiosity !
jeudi, avril 15, 2010
English tea time
Comme je "budgette" pas mal, quand même mon petit taureau aime à se voir accorder de temps en temps une pause bien méritée dans un très bel endroit où le confort et l'harmonie lui permettent de se lécher les babines . Nous voici donc lui et moi au Waldemere hôtel , un des plus anciens hôtels de la ville de Darjeeling pour un afternoon tea en règle : c'est à dire servi dans la théière en argent et avec des scones accompagnés de crème fraîche et de confiture faite maison. Je suis seule dans le salon jusqu'à ce qu'un membre de la famille puis sa sœur ne viennent me tenir agréable compagnie en prenant eux aussi leur " afternoon darjeeling tea " . Lui vit à Kalimpong, sa sœur traductrice et éditrice à New York . Ils sont là hébergés par le propriétaire , leur cousin, parce qu'une de leurs sœurs vient de mourir. Et c'est ainsi qu'une heure de repos s'est transformée en 3 heures de bavardage, de partages des photos de famille , en explications fort intéressantes sur ces grandes et vieilles familles mêlées Bhoutan /Tibet qui sont parvenues à maintenir leurs nobles traditions , plus celles des Anglais on dirait !
mercredi, avril 14, 2010
Un pensionnat modèle
Father Hank, l'actuel responsable d'Athma Shakti à Bangalore fut un jour le proviseur de ce lycée catholique modèle de DARJEELING. St Joseph L'école a une centaine d'années ( 98 je crois ) et est restée on ne peut plus en l'état . Réfectoire impeccable , tableau noir, rangées de lavabos, de WC et dortoirs aux lits faits au carré ! Quand je suis entrée dans la classe les jeunes gens se sont immédiatement tous levés pour s'incliner et me saluer . Un autre siècle je vous dis . Mais beaucoup de sérénité , une atmosphère laborieuse et surtout des résultats époustouflants . Ici on peut jouir de liberté mais il faut avoir démontré auparavant son sens des responsabilités et sa loyauté . Impressionnant !
Sortie d'école
Quel régal chaque soir en Inde d'admirer la sortie des écoles . Les jeunes enfants en uniforme sont si proprets, si guillerets aussi qu'on les croirait tout droit sortis d'un livre d'images .
What a pleasure to wtch the children come back from school, so neat , so perfectly dressed , so happy most of the time as if coming out of a fairy tale's book !
lundi, avril 12, 2010
Réflexion en passant
« Savoir dire non » - Interview : La fin du courage par Cynthia Fleury - document reçu du "Sentier"
Magazine Next n° 25 avril 2010 - Interview de Cécile Daumas
A-t-on oublié ce qu’est le courage ? Sommes nous installés dans la soumission ? Avec La Fin du courage, son dernier ouvrage, la jeune philosophe dénonce les faux « parler-vrai » des hommes politiques et le renoncement généralisé. Mais tout n’est pas perdu. Entretien (extraits)
A part les super héros des jeux vidéos ou des productions hollywoodiennes qui, aujourd’hui se montre valeureux ? Dans La fin du courage, (1) essai qui vient de paraître, la philosophe Cynthia Fleury déplore que le courage ne fasse plus vibrer les individus. Or, cette exigence, affirme l’intellectuelle de 35 ans, professeur à l’Américan University of Paris, pourrait fonder une nouvelle éthique morale qui remettrait en selle aussi bien l’homme contemporain perdu dans es élucubrations existentielles que la société.
Pourquoi notre époque serait-elle particulièrement celle de la disparition du courage ?
A leur travail ou dans leur vie quotidienne, de plus en plus d’individus désavouent ce qu’ils font mais continuent à le faire. Pourquoi ne se révoltent-ils pas ? Pourquoi une telle soumission à un non ordre des choses ? La peur est telle qu’ils en oublient d’avoir recours au courage. On a cru que l’individualisme était un processus de non-contrainte, de liberté absolue. L’individu se focalise sur ses propres intérêts, délaissant l’engagement public. Livré à cette quête narcissique, il est, en fait, fortement fragilisé, rendu vulnérable par ce processus d’individualisation qui le coupe des formes collectives de défense.
On croit se sauver en succombant à de régulières petites lâchetés, en fait, il y a un prix à payer. L’émergence de ce moi décomplexé, non distancié d’avec soi-même, signe la fin du courage moral. Nous sommes les passagers clandestins de l’absence de morale. En se faufilant, l’individu pense sauver sa peau. Il fabrique sa propre érosion et sombre dans la dépression. L’érosion de soi vient de la somme de ces démissions quotidiennes. Jamais le malaise individuel n’a été à ce point lié à une déstructuration de la société. L’homme et plus largement la société, meurent pas manque de courage. Et comble du paradoxe, cet individu acculé à une mise en disposition de soi-même n’en est que plus invisible.
C’est dans le monde du travail que le manque de courage sévit, particulièrement, dite-vous.
Chaque matin, en allant travailler, un certain nombre d’individus adhèrent à un système qui désavoue les principes mêmes qui les construisent. Ils critiquent la culture de l’évaluation, les objectifs de rentabilité, le management par le harcèlement. Des puéricultrices disent : « Nous ne pouvons pas avoir seize bébés dans les bras », Les salariés de Pôle Emploi dénoncent la déshumanisation des services. Autour d’eux, de grandes entreprises gagnent de l’argent mais ferment des usines. L’homme ne résiste pas à ces logiques illogiques, à sa propre schizophrénie. Le monde du travail est donc le lieu même de l’érosion du moi et des structures collectives de résistance. A défaut de faire exploser le système, les individus se font imploser eux-mêmes. Ce sont les suicides au travail qui peuvent devenir un massacre.
Des salariés pourtant s’opposent. Dans l’Education nationale ou ailleurs, des « désobéissants » se font entendre.
Descendre dans la rue, signer des pétitions, faire la grève ou mettre en place un droit de retrait restent des actes forts. Il y a d’ailleurs plus d’actes que d’hommes courageux. Nous commettons tous, un jour, quelque acte courageux. Mais la guerre économique requiert hélas plus que des intermittents du courage. L’atomisation de tels actes ne permet pas toujours la construction d’une éthique collective du courage. C’est tout le paradoxe : il n’y a d’éthique du courage que seul. Que si nous sommes prêts à faire ce geste sacrificiel qui consiste à savoir ce que l’on peut perdre sans connaître ce qu’on peut gagner. Et, en même temps, seule l’éthique collective du courage est durable et peut nous permettre de résister.
Pourquoi cette valeur semble t-elle désuète ?
En fait, les individus ne sont pas devenus fondamentalement peureux, ils ont simplement perdu l’entraînement au courage. Cette valeur s’apprend, se transmet par des figures dans l’entourage familial, amical, scolaire, etc. Plus que l’absence, c’est le manque d’entraînement et d’apprentissage du courage qui caractérise notre société.
En quoi le courage serait-il un excellent moyen de lutter contre la dépression ?
D’abord, malgré ce que l’on croit, l’ennemi c’est la mélancolie. La mélancolie est cette chose terrible qui vous met à terre. La posture de résistance et de combat permet de sortir de cette logique du découragement. L’ennemi désigné est ainsi à l’extérieur, il n’est plus soi-même. Geste sacrificiel, le courage peut être sans victoire – il l’est même très souvent – mais il restaure le moi, son unicité et sa légitimité. C’est un régulateur contre la dépression, qui permet de sortir de l’anonymat et de l’interchangeabilité des hommes. Ce que le courage dit-, c’est que vous n’êtes pas interchangeable avec les autres.
C’est à vous que l’acte incombe. Or, le système capitaliste est là pour nous prouver exactement le contraire, que nous sommes tous remplaçables les uns par les autres. Le courage ne s’exerce donc pas exclusivement en temps de guerre ou de circonstances exceptionnelles. Il fait partie intégrante du temps quotidien et de la pratique démocratique. Bien sûr, il ne s’agit pas de jouer constamment les héros, ce serait intenable. Mais il faut apprendre à faire du courage un réflexe, un éthos.
Comment l’enseigner ?
Tout le monde est convoqué, les parents dans l’éducation de leurs enfants, les enseignants à l’école, les médias dans le choix des parcours qu’ils mettent en avant, les hommes politiques dans les valeurs et les pratiques qu’ils défendent. Ceux qui sont exemplaires ont l’exigence de croire à l’exemplarité des autres. Les Lâches sont toujours ceux qui désespèrent des autres.
Pourquoi est-ce si difficile d’être courageux ?
Cet acte individuel aurait des vertus thérapeutiques sur le fonctionnement même de la démocratie ?
Je travaille sur la démocratie, ses écarts entre les principes et la réalité. Comment réguler et corriger les excès désordonnés de la démocratie ? La paix qui caractérise notre société a fait croire qu’il n’y avait plus de guerre à mener, que la démocratie, c’était du statut quo mais la démocratie n’est pas un ordre spontané de l’égalité. C’est une dynamique entre plusieurs forces, celles qui portent les valeurs d’égalité et de liberté et celles qui s’y opposent.
En déléguant nos intérêts aux automatismes de la démocratie, nous sommes entrés dans un système dégénérescent. Il ne suffit pas d’alimenter la machine démocratique, en allant voter par exemple, il faut aussi ranimer son âme et son esprit. Le courage pourrait être le pilier de cette régulation.
(1) La Fin du courage, Fayard 14 euros
Cinthia Fleury a également écrit : Pathologie de la démocratie (Fayard 2005)
vendredi, avril 09, 2010
Un petit caboulot
lundi, avril 05, 2010
Le petit train
Il y a à Darjeeling un petit train qu'on appelle le "toy train" ( le train jouet) et qui propos une " joy ride "( pomrnade de joie) . La locomotive est à vapeur et le train met 2 heures à parcourir l'aller retour jusqu'à Ghum, village situé à 10kms. Tout le long de la route quand la fumée le permettait j'ai apprécié les images de la vie quotidienne le long de la mini voie ferrée même si le ciel était encore trop nuageux pour que la montagne vénérée soit visible en arrière plan.
Village thibétain
samedi, avril 03, 2010
Darjeeling la belle
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